MYTHES ET RÉALITÉS
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Mythes et réalités du travail dans le réseau de la santé et des services sociaux.
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LE TEMPS SUPPLÉMENTAIRE
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L’HORAIRE DE TRAVAIL
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MYTHE Les infirmières, infirmières auxiliaires ou préposés aux bénéficiaires sont obligés de faire du temps supplémentaire… |
RÉALITÉ Chez le personnel infirmier, le temps supplémentaire représente seulement 3 % des heures travaillées dans une année! Et il est le plus souvent effectué sur une base volontaire.
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MYTHE Le personnel du réseau de la santé et des services sociaux ne connaît pas son horaire ou est appelé à la dernière minute pour travailler… |
RÉALITÉ La majorité du personnel du réseau de la santé et des services sociaux connaît son horaire un mois à l’avance. |
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Toutefois des circonstances exceptionnelles peuvent donner lieu à du temps supplémentaire obligé. Cela vise alors des secteurs de soins spécialisés.
Le temps supplémentaire fait souvent l’affaire du personnel car il est associé à une rémunération majorée ainsi qu’à des primes d’inconvénients telles que prime de soir, de nuit ou de fin de semaine. De plus, dans certains milieux, le temps supplémentaire peut se traduire par de la remise en temps et devient une source de jours de congés additionnels.
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C’est d’ailleurs une règle de convention collective. Les personnes appelées à la dernière minute sont en général des personnes travaillant à temps partiel et qui ont exprimé une disponibilité additionnelle. Il s’agit d’une démarche volontaire.
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LA RÉNUMÉRATION
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LA ROUTINE DE TRAVAIL
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MYTHE La rémunération offerte aux employés du réseau de la santé et des services sociaux est inférieure à celle payée dans l’entreprise privée… |
RÉALITÉ Cette affirmation est discutable. En effet, la rémunération offerte dans le réseau comprend le salaire, le nombre d’heures travaillées par semaine, les avantages sociaux, les congés payés, le régime de retraite et la sécurité d’emploi.
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MYTHE Le travail dans le domaine de la santé et de services sociaux est routinier… |
RÉALITÉ Au contraire, aucune journée ne se ressemble pour beaucoup d’employés du réseau grâce à la diversité des diagnostics, des personnes soignées et des techniques de soins utilisées. |
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Concrètement, les jours de congés pour vacances, les jours fériés et les congés pour maladie représentent une rémunération additionnelle de près 19 % et ce, sans tenir compte des autres avantages offerts. Dans le contexte économique difficile qui est encore à nos portes, il s’agit de bénéfices non négligeables. À cet égard, le Gouvernement du Québec demeure un employeur concurrentiel. Travailler dans le réseau de la santé et des services sociaux c’est aussi bénéficier des avantages que confère cet employeur. Nombre de salariés du secteur privé seraient heureux d’avoir un poste dans ce milieu d’emploi. Il est certain qu’il faut comparer avec les conditions offertes par les autres employeurs de notre province et non avec ceux ailleurs au Canada ou aux États-Unis. Dans une telle démarche, la richesse collective entre nécessairement en ligne de compte. Dans cette perspective, le Québec n’est pas la province la plus riche.
Au cours des dernières années, le ministère de la Santé et des Services sociaux a fait des efforts supplémentaires pour améliorer la rémunération dans des disciplines pour attirer et garder certaines compétences. Il en va de la qualité des services.
Il faut également prendre en considération, les perspectives de développement et de progression de carrière qu’offre ce réseau.
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De plus, l’évolution rapide des technologies utilisées, la recherche constante de nouveau traitement et de nouvelles approches de soins en font des milieux stimulants et en constant développement. Dans ce contexte, les établissements du réseau de la santé et des services sociaux offrent de la formation continue afin de maintenir à jour et de développer les habilités de leur personnel.
Les établissements offrent aussi plusieurs opportunités de carrière parmi une foule de spécialités différentes. Il est donc possible pour le personnel de combler une bonne partie de ses aspirations de carrière sans même changer d’employeur ou de région d’emploi.
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LA CONCILIATION TRAVAIL-
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L’ENCADREMENT EN DÉBUT
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MYTHE Dans ce secteur professionnel, ce doit être difficile de concilier le travail et la famille ou le travail et les études… |
RÉALITÉ Au contraire! Les conditions de travail y offrent toute une variété d’avantages qui favorisent cette conciliation. Par exemple : des congés parentaux, des congés sociaux, des congés sans solde, des congés pour étudier.
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MYTHE Comme nouvelle recrue infirmière ou infirmière auxiliaire, j’aurais peur d’être laissée à moi-même et de faire des erreurs… |
RÉALITÉ Le ministère de la Santé et des Services sociaux encourage les établissements de son réseau à mettre en place des programmes d’accueil, d’orientation et d’intégration du nouveau personnel infirmier. |
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Également, les personnes qui poursuivent des études en santé et en services sociaux peuvent, s’ils le souhaitent, dénicher un poste à temps partiel dans un établissement de santé et de services sociaux pour ainsi avoir un revenu d’appoint durant leurs études. Ils ne travailleront peut-être pas dans la discipline étudiée mais pourront, pendant ce temps, se familiariser avec le milieu de travail.
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Dans cet esprit, de plus en plus d’établissements offrent des programmes de préceptorat, de parrainage et de mentors afin d’assurer un soutien clinique au personnel débutant.
De plus, le cheminement académique d’une infirmière et d’une infirmière auxiliaire prévoit des stages d’intégration en milieu de pratique ainsi que diverses opportunités d’emploi étudiants qui facilitent, par la suite, l’entrée sur le marché du travail.
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L’HORAIRE DE TRAVAIL |
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MYTHE Travailler dans un établissement du réseau est souvent synonyme de travail de soir ou de nuit ou de fin de semaine. |
RÉALITÉ Pour plusieurs personnes c’est aussi une façon de concilier travail et obligations personnelles ou familiales.
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Il est certain que plusieurs milieux doit donner des soins 24 heures sur 24, 7 jours par semaine.
Des primes d’inconvénients ayant un impact positif sur le niveau de revenus ou sur le nombre de jours de congés sont prévues.
Le rythme de travail moins effréné sur les quarts de soir et de nuit favorise aussi le développement d’une meilleure complicité entre les membres du personnel. Ce sont aussi des périodes de soins qui laissent plus de place aux échanges avec les personnes soignées.
Le personnel infirmier de nuit doit pour sa part assurer la sécurité, l’apaisement, le repos et le sommeil des personnes sous leurs responsabilités, ce qui oblige le développement de compétences en matière de capacité relationnelle, d’écoute, d’aide psychologique. N’oublions pas que c’est souvent la nuit que ressortent les angoisses, la peur de la mort et la solitude.
Le personnel infirmier de nuit a aussi le mandat d’assurer la continuité des soins entre le jour et la nuit dans l’intérêt des personnes soignées.
Quant au travail de fin de semaine, le rythme est une fin de semaine sur deux.
Cependant, dans plusieurs établissements, la réalité est une fin de semaine sur trois.
Cette condition de travail est toutefois compensée par l’avantage d’avoir des congés durant la semaine, ce qui facilite l’accès à des services ou des activités plus difficilement disponibles les fins de semaine.
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