MYTHES ET RÉALITÉS
Travailler dans le réseau de la santé et des services sociaux :

Le temps supplémentaire

Mythe : Les infirmières, infirmières auxiliaires ou préposés aux bénéficiaires sont obligés de faire du temps supplémentaire…

Réalité : Chez le personnel infirmier, le temps supplémentaire représente seulement 3 % des heures travaillées dans une année! Et il est le plus souvent effectué sur une base volontaire. Toutefois, des circonstances exceptionnelles peuvent nécessiter du temps supplémentaire obligé dans des secteurs de soins spécialisés. Mais ce temps supplémentaire fait souvent l’affaire du personnel car il entraîne une rémunération majorée avec des primes de soir, de nuit ou de fin de semaine. Dans certains milieux de travail, il peut aussi se traduire par une remise en temps, donc se transformer en congés additionnels.

Le travail de soir et de fin de semaine

Mythe : Travailler en milieu hospitalier, cela veut dire travailler le soir, la nuit ou la fin de semaine…

Réalité : Le milieu hospitalier doit dispenser des soins 24 heures sur 24, 7 jours par semaine. Mais pour plusieurs, c’est aussi une bonne façon de concilier le travail et les obligations personnelles ou familiales. Et de bénéficier de primes augmentant la rémunération ou le nombre de jours de congés. Pendant les quarts de soir et de nuit, le rythme de travail est moins soutenu. Cela permet d’approfondir la complicité professionnelle et les échanges avec les personnes soignées. Le personnel infirmier de nuit utilise ainsi davantage sa capacité d’écoute et d’aide psychologique pour rassurer ses patients et favoriser leur repos. Car c’est souvent la nuit que ressortent les angoisses, le sentiment de solitude et la peur de la mort. Quant au travail de fin de semaine, il s’effectue une fin de semaine sur deux ou bien une fin de semaine sur trois. ll est compensé par l’avantage de pouvoir profiter de congés durant la semaine. Cela permet, par exemple, de pouvoir pratiquer les activités personnelles difficilement accessibles les fins de semaine.

L’horaire de travail

Mythe : Le personnel du réseau de la santé et des services sociaux ne connaît pas son horaire ou est appelé à la dernière minute pour travailler…

Réalité : La majorité du personnel du réseau de la santé et des services sociaux connaît son horaire un mois à l’avance. C’est d’ailleurs une règle de convention collective. Les personnes appelées à la dernière minute sont en général des personnes qui travaillent à temps partiel et qui ont déclaré volontairement avoir une disponibilité additionnelle.

La rémunération

Mythe : La rémunération offerte aux employés du réseau de la santé et des services sociaux est inférieure à celle payée dans l’entreprise privée…

Réalité : Cette affirmation est discutable. En effet, la rémunération offerte dans le réseau comprend le salaire, le nombre d’heures travaillées par semaine, les avantages sociaux, les congés payés, le régime de retraite et la sécurité d’emploi. Par exemple : les jours de vacances, les jours fériés et les congés pour maladie y représentent une rémunération additionnelle de près 19 % et ce, sans tenir compte des autres avantages offerts. De plus, les perspectives de développement professionnel et de progression de carrière y sont nombreuses. Dans le contexte économique actuel, il s’agit d’avantages appréciables et concurrentiels dont beaucoup de salariés du secteur privé seraient heureux de pouvoir bénéficier.

La routine de travail

Mythe : Le travail dans le domaine de la santé et de services sociaux est routinier…

Réalité : Au contraire, aucune journée ne se ressemble pour beaucoup d’employés du réseau grâce à la diversité des diagnostics, des personnes soignées et des techniques de soins utilisées. De plus, l’évolution rapide des technologies, la recherche constante de nouveaux traitements et de nouvelles approches de soins rendent les milieux de travail très stimulants. C’est d’ailleurs pourquoi les établissements du réseau de la santé et des services sociaux offrent de la formation continue à leurs employés pour qu’ils puissent maintenir et développer leurs habilités. Les établissements du réseau de la santé et des services sociaux offrent aussi de nombreuses opportunités de carrière dans une foule de spécialités différentes. Ce qui permet à chacun de pouvoir combler ses aspirations professionnelles sans même avoir à changer d’employeur ou de région d’emploi.

L’encadrement en début de carrière

Mythe : Comme nouvelle recrue infirmière ou infirmière auxiliaire, j’aurais peur d’être laissée à moi-même et de faire des erreurs…

Réalité : Le ministère de la Santé et des Services sociaux encourage les établissements de son réseau à mettre en place des programmes d’accueil, d’orientation et d’intégration du nouveau personnel infirmier. De plus en plus d’établissements offrent donc des programmes de préceptorat, de parrainage et de mentorat afin d’assurer un soutien clinique au personnel débutant. De plus, les cheminements académiques d’une infirmière et d’une infirmière auxiliaire prévoient des stages d’intégration et des opportunités d’emploi étudiants qui facilitent par la suite leur entrée sur le marché du travail.

La conciliation travail-famille et travail-études

Mythe : Dans ce secteur professionnel, ce doit être difficile de concilier le travail et la famille ou le travail et les études…

Réalité : Au contraire! Les conditions de travail y offrent toute une variété d’avantages qui favorisent cette conciliation. Par exemple : des congés parentaux, des congés sociaux, des congés sans solde, des congés pour étudier. Également, les étudiants en santé et en services sociaux peuvent occuper un poste à temps partiel dans un établissement durant leurs études. Ceci leur permet de bénéficier d’un revenu d’appoint tout en commençant à se familiariser avec le milieu de travail, même s’ils ne travaillent peut-être pas directement dans leur discipline d’étude.